Page mise en ligne le 28 Juin 2007 - Page dernièrement modifiée le Samedi 8 Août 2009

Secteurs peu prospectés pouvant abriter des Bouquetins.

A vos jumelles !

 

Bien que l'espèce se porte bien en France, le Bouquetin des Alpes est loin, même très loin, d'avoir colonisé l'ensemble des habitats favorables qu'offrent les Alpes françaises. Ceci est particulièrement vrai dans les Alpes du Sud, où de nombreux massifs des Alpes internes comme des Préalpes sont encore inoccupés par l'espèce.

Néanmoins, malgré sa dynamique particulièrement lente, l'espèce colonise petit à petit de nouveaux territoires, à partir des colonies déjà existantes.

Généralement, quelques animaux explorent de nouveaux domaines en été, puis retournent sur leur site d'hivernage traditionnel. Ils effectuent cette "transhumance" pendant plusieurs années, en ramenant souvent de nouveaux individus. Puis, on observe une installation à l'année avec l'hivernage de quelques animaux. C'est par ce phénomène que l'espèce colonise, parfois de proche en proche, parfois à distance, de nouveaux territoires. Mais encore une fois, c'est un phénomène extrêmement lent chez le Bouquetin.

Dans les Alpes du Sud principalement, il existe quelques secteurs où pourraient se trouver des Bouquetins, au moins durant la période estivale.

Voici 4 zones où vos données, si vous en avez, seraient particulièrement intéressantes pour apprécier le statut de l'espèce.

Si vous êtes intéressé, n'hésitez pas à faire des prospections dans ces zones. De toute façon, à défaut de Bouquetins, vous rencontrerez toujours d'autres représentants de la faune alpine : Chamois, Marmottes, Aigles royaux...

N'hésitez surtout pas à prendre des photos. Même de loin ou de mauvaise qualité, elles sont généralement de suffisante qualité pour déterminer l'espèce. Ensuite, envoyez le tout à cette adresse: math83160k@yahoo.fr et je transmettrai alors immédiatement vos données aux personnes qui assurent le suivi de cette espèce dans la zone considérée.

A vos jumelles, appareil photo, stylo et bloc-note !!!


Plan :

 

 


Crête frontalière entre l'Italie et les Hautes-Alpes, du Mont Thabor (au nord) au Brec Bouchet (au sud)

Il s'agit d'une zone de grande superficie entre le Briançonnais en France (Vallée étroite, Vallée de la Clarée, Vallée de Cerveyrette) et le Val Chisone en Italie, très étendue du nord (Mont Thabor) au sud (Brec Bouchet).

A proximité de cette crête frontalière, il existe plusieurs populations de Bouquetins : celle du Massif des Cerces qui déborde sur la rive droite de la vallée de la Clarée ; celle du Val de Suse (Italie) ; celle dite de Valle Troncea-Germanasca dans le Valle Chisone (Italie) et enfin la population dite du Valle Pellice-Queyras-Mont Viso (entre France et Italie).

Par le passé, quelques observations ont été effectuées en été. Mais on manque d'informations depuis, sans que l'on sache s'il s'agit d'une absence de l'espèce ou d'une faible pression d'observation.

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Nord, Ouest et Sud-Ouest du massif du Queyras (Hautes-Alpes)

Aucune réintroduction n'a encore été réalisée dans ces parties du massif du Queyras, ce qui représente d'ailleurs un grand "vide" dans l'aire de répartition de l'espèce. Il s'agit :

Néanmoins, des observations récentes d'un ou deux mâles ont été faites dans les environs du col de l'Izoard.

Il est donc possible que ce secteur soit en voie de colonisation, depuis les populations de la haute vallée du Guil, du Valle Chisone ou du Valle Germanasca.

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Crête à l'ouest du col de Vars, entre les vallées de la Durance (Hautes-Alpes) et de l'Ubaye (Alpes-de-Haute-Provence)

A la fin des années 1990, quelques mâles adultes réintroduits en Haute-Ubaye et dans le N-O du Parc du Mercantour ont dispersé jusqu'au massif du Parpaillon. Suivis pendant quelques années, on a rapidement perdu leurs traces. Faute de femelles, aucune colonie ne s'est installé

Mais depuis quelques années, ce massif du Parpaillon, entre la vallée de l'Ubaye (Alpes-de-Haute-Provence) et la vallée de la Durance (Hautes-Alpes), semble en voie de colonisation !

Un mâle a été photographié dans le secteur du Pouzenc en juillet 2008 et quelques femelles ont hiverné au dessus de Crévoux en 2008/2009. Actuellement, le massif abriterait donc plusieurs animaux à l'année. Pour plus d'informations, voir la page : Création d'une colonie dans le massif du Parpaillon.

Chaque observation est importante pour mieux comprendre cette installation. En terme de prospections, l'ensemble des versants de la ligne de crête entre le Pic de Morgon et le Col de Vars, incluant le Pouzenc, le Bérard et le Parpaillon, sont intéressants à prospecter.

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Massif de l'Estrop (Alpes-de-Haute-Provence)

Depuis 2007, on sait que des Bouquetins sont présents, à l'année, dans le massif de l'Estrop, entre le vallon du Laverq (qui donne sur l'Ubaye), la vallée du Bachelard, la haute vallée du Verdon et la haute vallée de la Bléone. Une vingtaine d'individus (principalement des femelles) sont présents. Pour plus d'informations, voir la page : Colonie du massif de l'Estrop.

Toutefois, la faible pression d'observation reste faible et il est possible que des groupes échappent aux observations

Toutes les zones sont intéressantes à prospecter (mais principalement la rive droite du vallon du Lavercq) et toutes les observations d'Ibex quels que soient leur âge et sexe sont intéressantes à renseigner (mais principalement les mâles adultes).

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